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Que mangent les cigales ? tout ce qu’il faut savoir
Les cigales fascinent par leur chant et leur présence estivale, mais une question revient souvent : que mangent les cigales au juste ? Leur régime est bien plus spécialisé qu’on ne l’imagine. Comprendre leur alimentation éclaire aussi leur habitat, leur rôle écologique et leur cycle de vie. Voici un guide clair, avec des exemples concrets pour mieux observer et protéger ces insectes emblématiques.
💡 À retenir
- Elles aspirent la sève, surtout du xylème, des racines (nymphes) et des jeunes rameaux (adultes), grâce à un rostre spécialisé.
- Les cigales se nourrissent principalement de la sève des plantes.
- Il existe environ 3000 espèces de cigales dans le monde.
- Le chant des cigales est lié à leur reproduction et à leur habitat.
L’alimentation des cigales
Pour répondre sans détour à la question “que mangent les cigales”, leur menu est simple : de la sève. Elles piquent les tissus végétaux et aspirent un liquide très dilué, pauvre en nutriments, qu’elles filtrent en grande quantité pour en extraire les sucres et quelques minéraux. Les nymphes ciblent plutôt les racines, tandis que les adultes préfèrent les rameaux et pétioles.
Cette façon de se nourrir repose sur un appareil buccal spécialisé : un rostre muni de stylets fins. Il perce les tissus conducteurs, notamment le xylème, où circule l’eau et les sels minéraux. Contrairement aux pucerons, les cigales utilisent surtout le xylème et non le phloème, d’où un besoin d’ingérer beaucoup de liquide pour compenser la faible valeur nutritive.
Que mangent réellement les cigales ?
Si vous vous demandez que mangent les cigales au quotidien, imaginez une paille plantée dans un jeune rameau. Les adultes s’installent sur des branches fines d’arbres comme le pin, le chêne, l’olivier, le platane ou l’érable, et aspirent la sève pendant de longs moments. Les nymphes, elles, piquent les radicelles souterraines, là où la sève bruts est la plus accessible.
Elles ne mangent pas de feuilles, n’attaquent pas les fruits, et n’ont pas de comportement prédateur. On observe parfois des gouttelettes d’eau expulsées sous l’insecte : c’est l’excès de sève rejeté après filtration, un signe typique de ce régime liquide.
Facteurs influençant leur alimentation
- Espèce et préférence végétale : certaines cigales privilégient des essences données (pins, chênes, eucalyptus), d’autres sont plus généralistes.
- État hydrique de la plante : plus un végétal est bien hydraté, plus le flux de sève du xylème est accessible, surtout en plein été.
- Saison et heure du jour : l’activité alimentaire culmine lors des périodes chaudes et lumineuses, quand la circulation de sève est plus active.
- Stade de développement : nymphes sur racines, adultes sur rameaux, avec des besoins énergétiques qui varient selon l’activité (chant, reproduction, vol).
- Température et microclimat : au-dessus d’un certain seuil thermique, l’aspiration est plus efficace.
Pour les jardiniers, les traces d’alimentation se traduisent par de fines piqûres sur de jeunes tiges. Sur des arbres en bonne santé, ces piqûres restent superficielles. Protégez toutefois les jeunes plants très récents avec un manchon ou un filet si une émergence locale est annoncée, et veillez à un arrosage régulier pour limiter le stress hydrique des végétaux.
Habitat et mode de vie

Les cigales affectionnent les milieux chauds, ensoleillés et secs : lisières, garrigues, vergers, parcs urbains avec de grands arbres. Elles se tiennent souvent dans la canopée, immobiles, où leur robe cryptique les rend discrètes. On les repère plus facilement par le chant stridulant des mâles, déclenché lorsque la température grimpe.
Le chant a une fonction claire : attirer les femelles et défendre un site propice à la reproduction. Il dépend des conditions locales : exposition au soleil, structure de la végétation, chaleur accumulée par les troncs. Dans le monde, on recense environ 3000 espèces, chacune adaptée à un microhabitat particulier, des forêts tempérées aux zones tropicales.
Relation avec l’environnement
Le lien entre cigales et environnement est étroit. Le sol abrite les nymphes durant des années, tandis que la strate arborée supporte l’alimentation et la reproduction des adultes. Le “paysage de sève” compte presque autant que le paysage visible : essences présentes, disponibilité en eau, âge des arbres.
Les cigales jouent un rôle positif dans l’écosystème. Leurs galeries aèrent légèrement le sol, facilitent l’infiltration de l’eau, et leurs mues enrichissent le milieu en nutriments. Elles servent aussi de proies à de nombreux oiseaux, reptiles et petits mammifères. Le chant, lié à leur reproduction et à leur habitat, structure l’activité de la faune locale en signalant les zones de forte densité d’insectes.
- Pour observer des adultes, installez-vous près d’arbres ensoleillés en fin de matinée, puis suivez le chant jusqu’à la source.
- Pour repérer les nymphes, cherchez des exuvies (enveloppes de mue) accrochées aux troncs ou aux piquets au début de l’été.
- Dans un jardin, favoriser une diversité d’essences locales et un sol vivant aide les cigales à boucler leur cycle.
Enfin, si vous entendez souvent la question “que mangent les cigales” dans votre région, rappelez que la présence d’arbres sains, bien hydratés, explique en grande partie leur abondance estivale. Un arrosage raisonné des jeunes sujets pendant les vagues de chaleur soutient à la fois les plantes et la faune associée.
Cycle de vie des cigales
Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans de fines incisions pratiquées dans des rameaux ou des herbacées. À l’éclosion, les jeunes larves tombent au sol et s’enfouissent. Commence alors une longue vie souterraine, jalonnée de mues, durant laquelle elles se nourrissent de sève de racines. Ce temps passé sous terre varie selon les espèces et les climats.
Chez certaines espèces nord-américaines, des cohortes émergent de manière spectaculaire tous les 13 ou 17 ans. En région méditerranéenne, les cycles sont généralement pluriannuels mais non synchronisés, ce qui explique des émergences plus discrètes chaque année. Le signal d’émergence combine température du sol, humidité et maturité physiologique.
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